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DELTA VOILE "HAUT NIVEAU TECHNIQUE POUR VOILEUX" envoyé par ANDRE JONER le 25/06/2010 @ 10:25
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L'ESCALE NAUTIQUE "REUSSIR SA CROISIERE" envoyé par ANDRE JONER le 25/06/2010 @ 10:26
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D’UN PHARE A L’AUTRE envoyé par Roger RICHARD le 18/03/2008 @ 11:20
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Et voici la dernière étape de cette ‘’randonnée’’ d’un phare à l’autre, entreprise il y a cinq ans. Lors de la précédente édition du F.B, je vous ai parlé d’Ouessant et de deux de ses phares célèbres et je pensais alors clore cette rubrique en terminant avec les trois autres phares qui protègent les abords de cette île. Le Nividic, salué à sa naissance comme une victoire de la technique et du génie français La Jument, figure mythique dans le monde des phares, avec Cordouan, Ar-Men et un ou deux autres peut être, enfin Le Kéréon, protecteur du dangereux passage de Fromveur, tous phares en mer au passé prestigieux. Mais je ne veux pas quitter cette tribune sans évoquer l’île de Sein. Bien qu’elle n’inspire plus une terreur sacrée comme au temps jadis, lorsque la rumeur la disait hantée par les druidesses, elle conserve encore quelque mystère qu’inspirent ses paysages ravagés. Aucun arbre ne vient rompre l’austérité des paysages pelés, continuellement balayés par le vent, meurtris par la mer et les embruns salés. Echouée au large de la pointe du RAZ, elle est entourée de récifs et ses eaux figurent parmi les lieux maudits de la navigation. Partie émergée d’un plateau rocheux, Sein, lieu de nombreux naufrages, est depuis le 19° siècle pourvue de bonnes sentinelles, au large de son rivage et sur ses terres elles-mêmes. D’abord ‘’La Vieille’’, tour carrée toute de pierres, s’élève dans une corolle d’écume, sans cesse renouvelée, sur le rocher de Gorbella, face à la pointe du Raz. Haute de 27 m. environ, elle projette son faisceau 36m. au dessus du niveau de la mer aux coordonnées 48°02’ 50’’N-04°45’ 40’’W. Elle a subi depuis son installation bien des assauts de l’océan, tenant en respect la fougue des eaux déchainées, mais surtout avertissant les marins de la dangerosité des parages. Lorsque l’on nomme La Vieille, l’on prononce son nom avec respect. A 5 miles de Sein, sur un rocher surnommé la Pierre, s’élève aussi ‘’ Ar-Men.’’ Sa construction constitua une entreprise véritablement titanesque, tant les difficultés furent immenses. :-« Le projet n’est pas faisable, cette construction impossible », disaient quelques uns. Il s’agissait dans l’esprit des ingénieurs concepteurs du projet de tenter cet impossible afin d’obtenir un éclairage de la redoutable ‘’Chaussée de Sein’’, et d’épargner bien des vies humaines. Les sept premiers accostages sur le rocher choisi furent des échecs. Puis l’on réussit un accostage sur trois, puis un sur deux. Décidés en 1860, les travaux ne débuteront véritablement qu’en 1867. Il a fallu apprivoiser les îliens afin de profiter de leur connaissance des lieux, adapter méthodes et moyens, car les caprices de la mer, eux, ne cèdent pas aux suppliques des hommes. Et puis il fallu aussi d’énormes qualités aux travailleurs et techniciens. D’abord l’audace d’accoster alors qu’une tentative sur deux ou trois était vouée à l’échec ; puis le courage de supporter des conditions de travail inhumaines, avec une activité soutenue, souvent fébrile, sous des déferlantes incessantes. Parfois l’une d’elle entrainait un homme à la mer et il fallait aller à son secours, dans des situations périlleuses pour sauveteurs et naufragé. Le temps était compté, car seule la ceinture de sauvetage que chacun portait donnait un bref sursis à l’infortuné. Mais après tant de temps, d’efforts, de volonté, quelle victoire !...Au fur et à mesure le récif fût domestiqué, cédant à l’intelligence et l’opiniâtreté des hommes. Quatorze ans après le début des travaux, le feu d’Ar Men éclairant la chaussée de Sein est allumé. Aujourd’hui, Le phare dresse sa tour cylindrique, au fut noir et blanc, à une hauteur de 37m. Son optique, d’une portée de 23,5 milles balaie inlassablement les eaux tumultueuses, gardien vigilant de la vie des navigateurs de passage. Et pour terminer, après ces phares de pleine mer, l’on pensa utile de reconstruire le premier phare sénan, implanté sur l’île, fortement endommagé par la dynamite ennemie, lorsque les Allemands durent quitter l’île à la fin des hostilités. Une nouvelle tour cylindrique dresse ses feux à lampes halogènes à 53m au dessus du niveau de la mer achevant ainsi la signalisation des abords redoutés . Coordonnées géographiques 48°02’39’’ N - 04°52’04’’ W. Loin de là, une pierre de granit rose, provenant de l’ancien phare, supporte l’effigie du Général sur la façade de sa maison natale à Lille. Un lien particulier liait le général à Sein. Chacun se souvient que toute la population masculine sénane s’était embarquée pour l’Angleterre et avait rejoint De Gaulle, bien avant l’appel du 18 juin.
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